Le tour d’Eiffel
Le tour d’Eiffel
07 décSi vous vous souvenez bien (sinon c’est pas grave faites semblant) je vous parlais il y a quelques semaines de mon coup de coeur rock français du moment, A tout moment d’Eiffel. Et je vous avais promis un petit retour sur un concert que j’attendais avec impatience. Et bien c’était Mercredi dernier et c’était juste magique.
J’ai la chance de vivre à Lille (si si c’est une chance, ne rigolez pas) et c’est donc au Grand Mix à Tourcoing (dans la « banlieue » de Lille pour les non-autochtones) que j’ai vécu ce moment (en charmante compagnie d’ailleurs).
Une salle que j’ai découverte à l’occasion et que j’ai beaucoup aimée, même s’il y avait une odeur assez étrange qui flottait dans l’air (enfin étrange non, je peux carrément dire que ça sentait les pieds. Vous vous souvenez du gymnase quand vous étiez au collège ? Bah pareil.).
Je passerai vite sur les premières parties, Julien Pras a ouvert la soirée, je suis arrivé en retard, il avait l’air d’être plutôt bon, mais trop calme et très « dark » pas vraiment dans l’ambiance pour apprécier. Ace Out est ensuite monté sur scène et je ne ferais aucuns commentaires (de toute façon ils ont « massacré » un riff de Nirvana, on est définitivement pas fait pour s’entendre).
22h30, passons aux choses sérieuses, Eiffel.
Autant j’ai adoré A tout moment autant je suis plus que ravis qu’Eiffel n’ait pas joué uniquement ou majoritairement les chansons de celui-ci (ce mélange m’a d’ailleurs permis de rattraper mon retard puisque je ne les avaient jamais vu en live et leur discographie fourmillent de petits bijoux).
Pas de méprises, ces nouvelles chansons rendent très bien en live, les musiciens sont très bons et Romain Humeau est un interprète hors-pair, il est capable de faire transpirer ses émotions et prend un pied monstrueux à être sur scène et ça se voit mais la set-list de ce concert, c’était … beaucoup plus.
C’était un condensé de 1h30 (?) de tout ce qu’Eiffel sait faire de meilleur, du plus rythmés/bruyant (Bigger than the biggest <3, et quelle reprise des Stooges !!!) à l’intime avec une reprise boulversifiante de J’voudrais pas crever de Boris Vian, que Romain Humeau termine de façon assez surréaliste par des bruits d’animaux de la ferme sortis tout droit d’un jouet pour enfant (sic).
Surréaliste c’est d’ailleurs le mot qui me reste de ce concert.
Surréaliste dans la façon dont le groupe est capable de passer de Dispersé à Bigger than the biggest, de Mort j’appelle (un grand moment pour moi, magique) à A tout moment la rue … Surréaliste par le charisme et la décontraction de Romain Humeau, par ses mimiques lors des chansons, par son humour … hum pile comme je l’aime (Si vous y étiez et que vous lisez ces lignes, que diriez vous d’offrir un terril de foie gras à Romain un de ces jours ?) Et surréaliste parce que finalement je pense avoir quitter quelques minutes la terre, embarqué par la voix d’un homme…
Alors bien sûr on pourrait peut-être trouver milles et uns défauts à ce concert, mais finalement je m’en fous. Si je vais à des concerts c’est pour ce que j’ai vécu Mercredi. C’est une rencontre entre des artistes et des Hommes. En plus quand les artistes ont l’air au moins aussi heureux d’être là que vous l’êtes …
Vous l’aurez bien compris, je suis complètement pas objectif quand je parle d’Eiffel (comme de beaucoup d’autre d’ailleurs). C’est comme en amour, on ne voit que le beau…
Cet article n’a donc aucune ambition à vous pousser à aller voir Eiffel en concert, si vous n’aimez pas le groupe – ce qui se conçoit (par contre si vous ne connaissez pas ne cliquez surtout pas ici) – vous ne pourrez pas vivre la même chose que moi, par contre courrez voir les artistes que vous aimez, c’est le pied
PS : Vous m’excuserez pour ce titre lamentable, je suis fatigué.
Crédit Photo : ma charmante accompagnatrice et son iPhone
